Cette option réaffiche la page par défaut du site, en restaurant les modules éventuellement fermés par inadvertance.

Remettre tout en place

Les freins à la mobilité des travailleurs transfrontaliers : l’heure du bilan

Le CRD Eures a publié un rapport faisant un état des lieux des freins à la mobilité des travailleurs transfrontaliers en Grande Région (Lorraine, Sarre, Rhénanie-Palatinat, Luxembourg).

Ce bilan met en avant un grand nombre de problèmes posés à ceux qui décident de travailler dans un pays voisin. Qu’ils soient liés aux transports, à l’activité, à la fiscalité ou au social, les limites sont encore nombreuses, dans un espace européen qui doit être ouvert à la circulation.

Malgré la constitution de l’Europe, et les ententes entre les pays constituant la Grande Région, les différences en terme de législation restent parfois trop importantes, et peuvent embrouiller la situation des travailleurs.

Prenons l’exemple de l’imposition, au Luxembourg, l’impôt est directement déduit du salaire, et en fonction de la situation familiale. Hors un couple marié, résidant en France, et dont l’un des deux est salarié au Luxembourg, devra payer ses impôts sur la base de son salaire, et se déclarer en France, ce qui peut se révéler très pénalisant.

Autres soucis, l’assurance chômage, la sécurité sociale, la retraite, des éléments essentiels, où les législations divergent entre les pays, ce qui complique les démarches administratives des salariés.

Le CRD Eures propose, dans son bilan, quelques pistes de réflexion, pour éradiquer ces freins à la mobilité des transfrontaliers.

Cela dit, un certain nombre d’élément ne trouve encore aucune solution, notamment dans ces domaines très importants qui sont le social et la fiscalité.

Pour le transport, les choses ne sont pas toujours simples non plus. Si le fait de travailler dans un pays voisin engendre naturellement des frais de transport plus importants, sur certains axes, les dépenses peuvent être excessives. C’est le cas de l’axe autoroutier Metz-Sarrebruck, qui contient un péage, et engendre un coût de 4,20 euros par trajet, ce qui constitue un budget au mois non négligeable.

Des mesures sont donc à entreprendre, pour faciliter les échanges entre les pays frontaliers de la Grande Région, où la circulation est importante.

Le Luxembourg concentre 72,6% des mouvements frontaliers de la Grande Région. La Lorraine envoie 54,7% des frontaliers dans cet espace. Ce sont donc les deux régions qui participent le plus au dynamisme de cette mobilité.

Pour consulter le rapport complet des freins à la mobilité, cliquez ici.

Le CRD Eures a établi un bilan sur les freins à la mobilité des travailleurs transfrontaliers, dans la Grande Région. Celui-ci propose également quelques pistes de réflexion à l’amélioration de cette circulation.