Cette option réaffiche la page par défaut du site, en restaurant les modules éventuellement fermés par inadvertance.

Remettre tout en place

Le Luxembourg au 21ème rang de la compétitivité mondiale

hausseSelon le rapport annuel du World Economic Forum (WEF ) pour l’année 2009-2010, le Grand-Duché de Luxembourg occupe le 21ème rang dans le classement international des économies les plus compétitives.

Le Luxembourg a donc amélioré sa position par rapport à l’année précédente, puisqu’il revient de la 25ème place.

Le positionnement du Grand Duché est dû à la fois aux progrès du pays et au déclassement de certains autres états en cette période de crise.

Selon la Chambre de Commerce, le point noir du Luxembourg réside dans les faiblesses structurelles qui entravent sa compétitivité.

D’une manière générale, la Suisse et les États-Unis se placent respectivement au premier et au second rang.

La Suisse a gagné du terrain en raison de la très forte dégradation des indicateurs fondamentaux des État-Unis, en particulier celui de la stabilité macroéconomique (passage du 66e au 93e rang mondial).

Néanmoins, les États-Unis demeurent l’économie la plus compétitive du point de vue de l’efficience et de l’innovation.

En comparaison avec ses partenaires européens, le Luxembourg est toujours le moins bien classé : 7ème position pour l’Allemagne, 16ème pour la France et 18ème pour la Belgique.

Le bilan compétitif luxembourgeois

La comparaison de l’indice global de compétitivité entre 2008 et 2009 enregistre une progression sensible : le Luxembourg passe du 15e au 7e rang mondial en un an.

Hormis l’indicateur de sophistication du marché financier, tous les indices ont évolué favorablement. Le Luxembourg progresse de 8 places pour l’enseignement supérieur et de 10 pour l’efficacité du marché du travail.

Les positions relatives se sont améliorées sauf en matière de taille de marché. Pour des raisons évidentes, le Luxembourg a peu de marge de manœuvre pour faire évoluer ce dernier critère, à plus forte raison dans un contexte de contraction de la demande mondiale.

L’amélioration la plus visible se situe dans les institutions, la santé et l’éducation primaire.

Système de santé

La qualité du système de santé et d’éducation primaire, +4 places, sont relativisées par l’investissement des pouvoirs publics.

Il convient donc de poursuivre les efforts pour rendre plus efficientes les dépenses, notamment au regard des pratiques étrangères. La problématique de la pérennisation du budget publique et du financement du système de la protection sociale reste encore ouverte.

Education et recherche

L’enseignement universitaire subit des désavantages compétitifs importants à cause du système d’éducation. Le Luxembourg tient la 104ème place en ce qui concerne la proportion, dans la population afférente totale, d’étudiants inscrits aux études supérieures.

La recherche publique se maintient à la 38ème position.

Marché du travail

Au niveau mondial, le Grand Duché se situe à la 122ème place.

Il subsiste des rigidités à l’emploi et une insuffisance de flexibilité des salaires (100e place) pour ce qui est de l’efficacité du marché du travail.

Les pratiques d’embauche, de licenciement, la participation des femmes au marché du travail et la discordance entre rémunération et productivité sont en progrès.

Toutefois, ces caractéristiques restent du côté des désavantages compétitifs en comparaison internationale.

Production et innovation

Le Luxembourg améliore son efficience des marchés de biens et services en gagnant 10 places.

Il passe du 12ème au 5ème échelon en matière d’exploitation des nouvelles technologies.

Le degrés de sophistication des entreprises place le pays au 22ème rang mondial et l’innovation au 21ème.

Le rapport WEF souligne les efforts gouvernementaux fournis pour renforcer les logiques de clustering (22ème), tout comme la sophistication des processus de production (maintien au 15ème rang).

La capacité d’innovation est tout de même en recul en passant du 18ème rang au 23ème. Le bât blesse au niveau de la disponibilité d’ingénieurs et de scientifiques (82ème rang).

Les difficultés pour le développement

Les principales freins déjà identifiés en 2008 se font plus intenses cette année. Sont en cause les rigidités du droit du travail et les problèmes pour recruter du personnel qualifié.

Les lourdeurs administratives demeurent une préoccupation forte. Elles sont moins invoquées que les difficultés liées à l’accès au crédit, difficultés découlant de la crise économique et financière mondiale.

Le World Economic Forum

Le rapport du World Economic Forum établit une hiérarchisation des économies les plus compétitives au niveau international.

Le classement est basé sur la détermination d’un indice global de compétitivité tenant compte de l’analyse détaillée de trois « piliers » fondamentaux de la croissance et de la compétitivité des États :

– compétitivité (institutions publiques, infrastructure, stabilité macroéconomique, santé et enseignement primaire)
– facteurs d’amélioration de l’efficacité (enseignement supérieur et formation continue, efficacité des marchés de biens et du travail, sophistication du marché financier, utilisation des nouvelles technologies, taille de marché)
– facteurs de sophistication (degré de sophistication des entreprises et innovation)